La « cause nationale n° 1 » à l’épreuve des élections de 2026 : Entre instrumentalisation politique et enjeux géopolitiques

IGAADI Marouane

La « cause nationale n° 1 » à l’épreuve des élections de 2026 : Entre instrumentalisation politique et enjeux géopolitiques

 

 

IGAADI Marouane

Docteur en droit public et sciences politiques,

Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales de Marrakech

Université Cadi Ayyad, Maroc

 

Résumé

Cet article analyse la place de la « cause nationale n° 1 », entendue comme la question du Sahara marocain, dans le discours électoral à l’approche des élections législatives de 2026. L’étude part de l’idée que l’Initiative marocaine d’autonomie, le renforcement des soutiens diplomatiques dont elle bénéficie et la centralité croissante des provinces du Sud dans les politiques publiques transforment ce dossier en ressource de légitimation politique. Toutefois, cette mobilisation demeure ambivalente : elle peut consolider la cohésion nationale et la position géopolitique du Maroc, mais elle peut aussi réduire la compétition électorale à une surenchère symbolique qui appauvrit le débat programmatique. La recherche mobilise une méthodologie qualitative fondée sur l’analyse du discours politique, l’examen des textes constitutionnels et juridiques, ainsi que la lecture géopolitique des rapports de force régionaux et internationaux. Elle montre que la qualité démocratique de l’échéance de 2026 dépendra moins de la répétition du consensus sur la souveraineté que de la capacité des partis à transformer ce consensus en propositions concrètes relatives à la gouvernance locale, à la régionalisation avancée, à la justice territoriale, aux droits fondamentaux et au développement durable des provinces du Sud.

Mots-clés : Sahara marocain ; autonomie ; élections ; géopolitique ; régionalisation avancée

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